Témoignage émouvant d'un papa français père d'un petit garçon vivant en Suisse avec sa mère
De : roger (nom d'emprunt)
Date : mercredi, 9. février 2005
À : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Bonjour à tous et merci à Mario pour m'avoir écouté la semaine dernière, partager sa détresse / sa fureur / sa rage ou son impuissance c'est aussi retrouver de l'énergie, de l'espoir pour continuer toujours et encore.
Je m'appelle Roger ... je suis Français vivant en banlieue de PARIS.
Mon fils s'appelle Julien, il a un peu plus de 7 ans, et je me bats pour lui, pour nous, pour que Franco-Suisse, son identité soit respectée, pour qu'il ait accès à ses 2 cultures, à ses 2 familles à son Père et ses grands-Parents Francais.
Les rêves que j'avais (que nous avions devrais je dire) à l'époque de fonder une famille furent rapidement détruits bien avant la naissance de Julien.
A 35 ans après une vie à construire et à espérer créer une famille, avoir des enfants, vivre avec eux, les voir grandir, les conseiller ainsi que Le bonheur indescriptible de savoir qu'une nouvelle vie allait naître, Tout cela et encore plus furent effacé détruit anéanti d'un trait, d'une décision unilatéral et sans appel.
Ecarté par la mère de mon fils avant sa naissance, j'ai à l'époque sombré psychologiquement. Comment pouvait-on détruire la vie, l'espoir, l'amour,la famille, toutes mes idées et toutes mes croyances ont été balayées en quelques semaines.
Puis 18 mois plus tard, la mère de Julien lançait les procédures paternité et aliments. Mais sans égalité de droits, sans pouvoir voir mon fils.
Exploitation financière (pension supérieure au coût d'entretien de l'enfant, frais avocat, de procédure, rétroactivité hallucinante, non prise en compte des frais de déplacement et d'hébergement etc etc), absence de contact, absence d'information sur Julien, miettes en terme de visite 2 fois 4 heures pendant 1 an puis rien et de nouveau 2 fois 4 heures le dimanche matin pendant quelques mois, puis rien, puis 1 fois par mois pendant 4 heure.
Depuis des années maintenant, je me bats contre tous pour Julien, pour que ses droits soient respectés, pour qu'il n'ait pas a vivre l'enfer à son tour.
Pour que nous puissions passer du temps ensemble, nous découvrir et être heureux. Jamais je n'ai manqué une seule visite à mon fils Julien faisant 1400 km dans le week-end pour avoir la joie bien trop courte de passer quelques heures avec lui.
Que me reproche-t-on ...Rien... d'être un Père peut être ...
Les services sociaux ne furent d'aucune utilité, pire : partie pris chantage à l'enfant suppression des visites, absences de nouvelles, usures et calomnies interprétations et destructions financières. Mais ils n'auront pas ce qui est dans mon coeur, l'Amour d'un père pour son fils.
Je voudrais remercier cependant et rendre hommage à ce couple qui m'a aidé et continue à m'aider et à me soutenir et particulièrement à la vice présidente de la fondation Fredi, Mme Diane Burgy, une femme exceptionnelle d'une énergie inégalable.
Voila en quelques mots un résumé bien pauvre et bien triste des années de persévérance.
Mais je vois avec grande joie que les choses bougent en Suisse, j'ai lu le postulat qui recherche l'égalité entre les parents.
Le point de départ à mon sens. Car sans cela l'équilibre n'existe pas. Aujourd'hui le code civil Suisse est un mode d'emploi pour des femmes qui souhaiteraient avoir un enfant, écarter le père de toute relation avec l'enfant mais l'exploiter financièrement et cela en toute légalité.
Je suis prêt à témoigner, à me rendre en Suisse pour moi aussi participer aux actions et soutenir l'existence la reconnaissance des Pères et de leurs enfants. A apporter mes idées, mon expérience et mon vécu. J'aimerai aussi rencontrer des membres du MCP de Fribourg être au courant des actions / démarches à venir.
L'histoire n'est pas encore terminée, faites moi signe !
A Bientôt
Roger ....... Un Père qui Aime son fils