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Témoignages
Impartialité et professionnalisme du SEJ
Hommes battus, une féministe s'exprime
Désespoir d'un papa fribourgeois
Fausse accusation et erreurs judiciaires
Fausse accusation d'AOS, conséquences
Pères, problèmes aussi en Suisse
Un parisien qui lutte pour son fils
Message d'une femme expérimentée à nos amis canadiens et associations suisses de papas

Voici ma prose, envoyée à vos amis canadiens, tout aussi maltraités : (Emission « Enjeux » de Radio-Canada, du 09.02.2005)

« Bonjour, le Canada !

Hélas, le Québec n'est pas le seul à broyer les pères. En Suisse également, l'enfant d'un couple séparé/divorcé est confié à la mère, et les « droits de visite » comme on qualifie encore les relations père-enfants du parent non gardien s'estompent progressivement, parce que le père est assailli de procédures, tombe malade, perd son emploi, ses amis et n'a plus les moyens de faire les déplacements pour accomplir ses devoirs parentaux. C'est si intolérable qu'il court actuellement une pétition pour soutenir un postulat au Gouvernement, afin que la garde partagée soit de rigueur et inscrite dans la loi. (Avis aux pères canadiens, soutenez-vous, téléchargez la pétition, signez et faites signer, puis envoyez à la Fondation FREDI, CP 1, CH 1706 Fribourg) .

Pire, de plus en plus de femmes recourent aux fausses allégations pour se débarrasser d'un ex devenu trop encombrant. Et lorsque le partenaire, enfin blanchi – cela peut prendre jusqu'à un an - la procédure de réinstauration du « droit de visite » peut prendre plusieurs années ! L'enfant et le père deviennent des étrangers. On pourrait penser que cela arrange certains hommes de loi qui remplissent sans scrupule leur escarcelle sur le dos des enfants qu'ils sont sensés défendre.

On manque cruellement de « spécialistes » (avocats, assistants sociaux, juges…) désintéressés, libres de connivence entre eux et au fait des questions familiales.

A cela, nous proposons :

1. Qu'avant toute entreprise de séparation/divorce, le couple souscrive à une convention, qui règle l'avenir de l'enfant (modèle de notre Fondation annexé) /visible sur le site, répertoire de la rubrique « Enlèvements parentaux »

2. Mieux encore : que lorsqu'un couple décide d'avoir des enfants, qu'il soit rendu obligatoire l'établissement d'une telle convention. C'est tellement plus facile de prévoir que de décider alors qu'on ne peut plu voir l'autre en peinture !

3. Que les gynéco-obstétriens jouent le jeu, lorsqu'une femme va faire son premier contrôle de grossesse : Informés des problèmes de déchirement des couples et des désastreuses conséquences sur les enfants, et sur le père souvent, qu'ils abordent la question de cette convention.

4. Les pères doivent se réunir en Assos, et inviter quiconque connaît les mêmes difficultés qu'eux à les rejoindre : Le misérable montant de leur cotisation leur fera économiser des sommes faramineuses que chacun, pris au piège de son cas, doit verser à un avocat souvent peu scrupuleux.

5. Les honoraires aux hommes de loi ne devraient être versés que lorsque le mandat est terminé et que le client a obtenu satisfaction, au moins en ce qui concerne ses relations à ses enfants. Les avocats qui demandent une avance de fonds – de plusieurs milliers d'Euros !- sont à inscrire sur une liste rouge comme cela commence à se faire sur le site Internet de certaines Assos de pères en Suisse.

6. La loi doit prévoir l'égalité parentale et la garde partagée : Les parents ont été deux pour concevoir l'enfant, ils doivent rester deux pour l'éduquer. Suffisamment d'études prouvent le besoin de l'enfant de pouvoir se référer à ses deux parents.( Sauf, bien évidemment, lorsque la séparation du couple résulte d'une maltraitance avérée envers l'enfant).

7. La création d'un tribunal international de la famille, pour les cas où un parent, frustré, s'en va avec l'enfant. Je fais allusion aux enlèvements vers l'Allemagne, qui, selon ce que nous en disent les parents victimes, est un véritable mépris de la Convention de la Haye et de l'enfant enlevé. L'enfant y serait systématiquement attribué au parent citoyen allemand et ne quitterait plus le territoire allemand.

8. Lorsque le couple se sépare et que la séparation engendre un procès, celui-ci ne devrait pas se dérouler dans le canton, ou du moins dans la ville du demandeur : Il y a parfois des prises de décision au-dessus de tout souci d'impartialité. On ne défend même plus le citoyen de son pays, mais celui de son canton, voire de sa petite ville, sans analyser les droits de l'enfant.

9. La loi doit prévoir une notion de responsabilité, donc de sanction dans les cas où il y a disfonctionnement ou incompétence crasse, pour toutes les personnes qui entrent dans l'arène de la séparation du couple : Juges et avocats, bien sûr, mais aussi Services de l'Enfance et de la Jeunesse, assistants sociaux. Nous avons des cas d'assistants sociaux qui reprennent leur job après dix ans d'interruption et qui n'ont fait aucune remise à jour de leurs connaissances. Une formation continue doit être exigée chez ces gens-là, qui, finalement, sont payés par les citoyens qu'ils sont sensés aider et/ou défendre.

10. Qu'on écoute l'enfant, et que l'on cesse de le questionner . Toute question peut être interprétée, peut être à la source d'une réponse plutôt que d'une autre. Allusion faite au SAP ou PAS en anglais. Ses comportements, ses soupirs, le zèle qu'il met à se préparer pour recevoir le parent non gardien doivent être des indices dont il faut tenir compte, mais pour cela, il faut consacrer du temps à cet enfant, car…

Si l'on prenait le temps de s'écouter l'un l'autre, activement, entre parents, entre parents et enfants, il y aurait certainement moins de divorces, de séparations de couples et, par voie de conséquences moins d'enfants malheureux, désespérés ou délinquants, violents.

Il y aurait tant à écrire encore…Vous aurez certainement beaucoup d'autres messages à lire !

Avec les bons messages de la Suisse qui grelotte.


Diane Burgy, directrice opérationnelle de la Fondation FREDI
Vice-présidente du Conseil de Fondation

http://www.fredi.org
+41 (0) 7 9565 9777

1995-2005 10 ans au service de la recherche des enfants disparus