Date: 21 juillet 2010
L'affaire qui touche ce père de Lentigny dans laquelle le Service Enfance et Jeunesse dénonce et pose des plaintes pénales est choquante (communiqué de presse MCPF du 15 juillet 2010). J’aimerais par ce témoignage dire mon indignation et apporter mon soutien à M. Coral et son avocat.
Voici ce qui s’était passé dans mon cas :
Lors de mon divorce, mon ex-femme avait pris chez elle un enfant en bas âge de sa meilleure amie qui était en difficulté. Cet enfant était sous curatelle du SEJ et devait être placé. Selon convention de divorce mon ex-femme touchait de ma part une pension pour elle-même liée à une formation qu'elle devait faire, ce que SEJ et Justice de paix savaient (jugement de divorce). Mon ex-femme, l’amie de mon ex-femme et moi-même étions sous mandat attribué au même collaborateur du SEJ.
L'enfant de l'amie de mon ex-femme devant être placé j’avais, lors d'une audience à l'Autorité tutélaire, soulevé que le SEJ ne pouvait placer cette enfant en famille d'accueil chez mon ex-femme. Le collaborateur du SEJ, présent à cette audience, avait coupé court en déclarant que de toute façon mon ex-femme n'obtiendrait pas le placement de cet enfant chez elle !
Quelques mois plus tard j'apprends par hasard que cet enfant était officiellement placé par le SEJ chez mon ex-femme avec l'aval de la Justice de paix. J'avais bien saisi le Président du tribunal de district par la suite pour dénoncer et changer cette situation mais ça a été rejeté avec tous les frais et dépens à ma charge. Finalement c’est l’autorité tutélaire de mon cercle qui a corrigé partiellement cette situation en retirant le mandat au SEJ sur mes deux enfants et l’attribuant à une curatrice indépendante, mais j'ai toutefois été contraint de verser chaque mois et jusqu'au bout le montant prévu alors qu'au lieu de faire sa formation elle s'occupait pour le SEJ d'un enfant pour un montant dérisoire couvrant à peine les frais.
Dans cette affaire le SEJ avait servi lui-même ses propres intérêts sans tenir compte du conflit d'intérêts et surtout de l'objectivité qu’il pouvait encore prétendre en bénéficiant des services de mon ex-femme dans une situation en plus conflictuelle.
En conclusion, le Chef de ce service ne devrait-il pas s’interroger sur les prestations que son service est censé offrir et le professionnalisme de certaines interventions. N'a-t-il pas pensé un instant, ainsi que ses deux assistants sociaux, que des enfants peuvent parler à leurs parents et peuvent raconter leurs auditions sans se convaincre de l'existence d'un enregistrement et porter plainte (si l'avocat de M. Coral a demandé une nouvelle audition c'est peut-être justement parce qu'il y a eu un problème avec l'intervenant du SEJ) ! Quant à l'avocat le mien avait contacté plusieurs fois l'assistant social sans que quelqun trouve quelque chose à redire.