A-t-on encore le droit de s'exprimer librement dans la presse ?Xavier est le père de Marc né hors mariage il y a 2 ans et demi. Sa mère, Yvonne, empêche un exercice normal du droit de visite, tout en se montrant très revendicatrice en ce qui concerne les pensions. Alors qu'on ne peut lui faire aucun reproche, Xavier n'a pu voir son fils que dans un milieu fermé (Point Rencontre), sans pouvoir effectuer de sortie. Plusieurs visites ont été annulées par la mère, souvent même alors que le père se trouvait déjà sur place.
Xavier a alors témoigné à visage découvert de cette situation dans un journal. Yvonne a réagi par le dépôt d'une plainte pénale pour atteinte à l'honneur. Une séance de conciliation préfectorale a eu lieu, mais a échoué. Le dossier a alors été transmis au juge d'instruction.
A l'occasion de son audience, le juge d'instruction a exhorté Yvonne à retirer sa plainte, car il estimait que les allégations de Xavier étaient l'expression de la vérité. En outre, le motif du témoignage de Xavier n'était pas égoïste. Son but était en effet d'alerter l'opinion publique par rapport à l'aliénation parentale en générale et d'essayer d'améliorer les modalités du droit de visite. | | |
Le juge a néanmoins émis l'avis selon lequel il n'était pas forcément opportun de saisir la presse de ce genre de dossier et qu'il existait des autorités (Justice de Paix) pour traiter cette problématique. Autrement dit, nos autorités n'aiment pas trop que des tiers, et en particulier la presse, mettent le nez dans leurs affaires.
La plainte ayant été retirée, il n'y a eu aucun jugement permettant de déterminer l'existence ou non d'une atteinte à l'honneur au sens juridique de ce terme. Néanmoins, on doit en déduire qu'il n'y pas grand risque pénal à témoigner, pour autant que ce que l'on exprime corresponde strictement à la vérité, le tout sans professer d'injures inutiles.
Telle est l’aventure qui est arrivée à l’un de nos membres qui lutte pour construire une relation avec son enfant qui a droit à ses deux parents. Le Mouvement de la Condition Paternelle Fribourg s’est fixé entre autres comme but : Informer et sensibiliser à ces problèmes la magistrature, les institutions sociales, les autorités tutélaires, les milieux politiques ainsi que le public. Faire connaître ce qui se passe fait partie des moyens de sensibilisation indispensables à l’évolution de la conscience collective et des mentalités. Cette affaire démontre que le préjugé et le tabou sont encore très présents. Les prénoms sont fictifs Conférence de Mme Diane Burgy sur le thème de l'Aliénation parentale Ce thème dont l’annonce avait été diffusée aux services sociaux, magistrats, juges de paix et politiciens a réuni le jeudi 21 février 2008 à Fribourg quelques 30 personnes. De l’avis des participants, l’exposé de Mme Burgy, Directrice de la Fondation FREDI, était de grande qualité, claire et très intéressant. Dans le débat qui a suivi, quelques situations vécues ont été évoquées et d’autres participants ont pris conscience de la gravité des conséquences que peut avoir l’aliénation parentale.
Toutefois, nous ne cachons pas notre surprise de constater qu'aucune personne parmi celles qui décident de l'avenir de certains de nos enfants, à savoir Juge et travailleur social spécialiste de l’enfance, n'était présente. Ces personnes semblent ne pas se donner la peine de s'informer sur un problème qui, pourtant, les concerne à plus d'un titre.
Rappelons que cette problématique est étudiée depuis près de quatre décennies, d'abord au Canada, puis les Etats-Unis et plus récemment en Europe. La controverse réside sur le terme syndrome. Par contre, tous les spécialistes s'accordent sur la réalité de l'aliénation parentale et ses effets. Pour plus d'informations, voir le site de l'association française www.acalpa.org |